
L’UNEF Lyon prend acte de la décision de la cour de cassation qui a annulé la condamnation de Bruno Gollnisch pour remise en cause des crimes contre l’humanité durant la deuxième mondiale.
L’UNEF s’était fortement mobilisée (aux côtés d’HIPPOCAMPE et de l’UEJF) pour obtenir cette condamnation et une interdiction d’enseigner à l’Université Jean Moulin Lyon III pour M. Gollnisch.
Elle continue de dénoncer les propos tenus par M. Gollnisch en octobre 2004 lors d’une conférence et se mobilisera pour empêcher sa réintégration au poste d’enseignant-chercheur. La décision de justice ne remet en effet nullement en cause celle du CNESER disciplinaire ( Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ), validé par le Conseil d’État qui a condamné M. Gollnisch à une impossibilité d’enseigner.
L’UNEF Lyon considère que l’idéologie véhiculée par Bruno Gollnisch depuis plusieurs années est en contradiction avec les valeurs républicaines qui doivent être délivrées à l’Université et se battra donc pour que cette interdiction d’enseigner se prolonge jusqu’à la retraite de M. Gollnisch.
L’UNEF Lyon estime que cette période de l’histoire ne peut tolérer d’être utilisée à des fins de provocation politique. Elle organisera ce samedi à 19h00 un dépôt de gerbe dans la cour du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation pour rendre hommage aux 300 étudiants tombés pendant la deuxième guerre mondiale pour avoir lutter contre le nazisme et l’antisémitisme.
Yannis Burgat
Président de l’UNEF Lyon