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Communiqué de presse de l’Unef Lyon suite aux événements de Lyon 2 du 27 Avril.

Le mouvement dans les universités dure depuis prés de 12 semaines, mobilisant les étudiants, les enseignants et les personnels. Le gouvernement et Valérie Pécresse, par leur silence et leur autisme cherchent à créer des tensions au sein des étudiants et à les diviser notamment en faisant du chantage aux examens et à la reprise des cours. Ils portent l’entière responsabilité de la radicalisation du mouvement.

La présidence de l’Université Lumière a organisé en ce lundi 27 Avril 2009 un vote à bulletin secret sur la levée ou non du blocage en place depuis plusieurs semaines sur les deux campus, passant outre les décisions des Assemblées Générales qui rassemblent près de 2000 étudiants chaque semaine.

Lors du vote, des débordements ont eu lieu en début d’après midi. En effet, un petit groupe d’étudiants est entré de force et avec violence dans le bureau de vote sur le campus des berges du Rhône. Ceci à entrainé une réaction violente et disproportionnée des vigils engagés par la présidence pour surveiller les bureaux de vote. Ceux-ci ont notamment lancé des bombes lacrymogènes sur les étudiants. Des affrontements ont eu lieu durant une quinzaine de minutes. Les forces de police ont encerclé l’université. Les étudiants et des enseignants, par solidarité et pour éviter toutes arrestations sont sortis tous ensemble de l’Université, encadrés par la police. A proximité de la place Jean Macé, les forces de police ont chargé avec violence les étudiants, armés de bombes lacrymogènes, de matraques et de tasers, pour interpeler certains étudiants mobilisés.

L’Unef Lyon dénonce toutes formes de violences. Elle dénonce l’utilisation au sein de l’université de bombes lacrymogènes mais également toutes formes de violences au sein de l’Université. L’Unef Lyon dénonce fermement les violences policières envers les étudiants. Elle demande la libération des étudiants interpellés. Elle dénonce enfin l’attitude du gouvernement qui laisse, par son silence méprisant, se dégrader la situation au sein des universités comme c’est le cas à Lyon 2. Elle demande des réponses rapides aux revendications étudiantes.

L’Unef Lyon ne soutient pas les actions minoritaires et appelle les étudiants et l’ensemble de la jeunesse à participer massivement à la manifestation du 28 avril et aux mobilisations du 1er mai.

Yannis Burgat, Président de l’Unef Lyon